Top 5 des erreurs SEO commises par les sites e-commerce

Rares sont les sites d’e-commerce qui n’adoptent pas une stratégie en partie basée sur le référencement naturel. En effet, pourquoi se priver d’une source d’acquisition de trafic gratuite ? Toutefois, certains sites prennent le SEO trop à la légère ou baissent les bras trop vite devant des résultats parfois décevants.

Alors quelles erreurs sont le plus souvent commises ? Comment y remédier ? Voyons ensemble le top 5 des erreurs effectuées par les sites d’e-commerce en matière de SEO.

(1) Un contenu trop léger

La plupart des sites d’e-commerce possèdent un contenu riche et fourni sur les pages de produits. Grâce à des descriptions détaillées et des informations sur ces produits, ces pages sont généralement bien référencées.

Ce contenu riche est très bénéfique pour le référencement naturel et sera un facteur clé dans le positionnement de ces pages mais qu’en est-il des internautes qui se focalisent sur des recherches plus générales ?

Vous ne devez pas oublier d’optimiser également vos pages catégories, qui se contentent bien souvent de lister les différents produits que comprend une catégorie. Vous passez à coté d’un trafic important en négligeant ces pages : pourquoi ne pas développer un contenu spécifique sur la thématique de la catégorie et éviter ainsi de passer à coté d’une grande opportunité.

(2) URLs peu ou pas optimisées

L’URL rewriting est quelque chose de plus en plus effectué, notamment car il est pris en charge par la plupart des CMS.

Ainsi, la question n’est pas de déterminer le poids réel d’une URL avec mot clé dans le référencement naturel mais une chose est sûre c’est qu’elle avantagera votre référencement en plus d’inciter les internautes à cliquer.
En effet, les URLs qui ne sont pas « user-friendly » sont un réel frein et en plus de jouer un rôle dans votre positionnement, amélioreront le nombre de clics et donc votre trafic.

Par exemple, les URLs de base de WordPress ou d’osCommerce ne sont pas du tout optimisées ni pour les crawlers, ni pour les internautes puisqu’elles ressemblent à cela :

WordPress : http://www.superbibi.net/?p=123

oScommerce: http://www.superbibi.net/index.php?cPath=3_17&RD=LKHinTxt

Une URL du type « http://www.superbibi.net/web-marketing/ » sera plus appréciée des moteurs et surtout incitera beaucoup plus à cliquer.

(3) META description prises à la légère

On sait désormais que la balise META description n’est pas utilisée par Google pour le positionnement des sites Internet. Quelle utilité me direz-vous donc ?

Cette balise sert à définir le petit texte qui apparaît dans les pages de recherche sous votre site. La plupart des sites d’e-commerce utilisent des modules qui génèrent les balises META de manière dynamique et automatique.

Pourtant, une balise bien rédigée est plus susceptible d’inciter les internautes à cliquer sur le lien de votre site plutôt qu’un concurrent. Ainsi, les balises META description sont un bon moyen d’améliorer votre trafic sans pour autant booster votre positionnement.

(4) Ne pas intégrer de balises ALT dans les images

C’est un des critères les plus élémentaires du référencement, pourtant les sites d’e-commerce n’intégrant pas de balises ALT au sein de leurs images sont nombreux.

En plus d’être un des critères d’accessibilité le plus important, les balises ALT boosteront votre SEO. L’idéal serait d’écrire toutes ces balises à la main mais dans la mesure où le temps que vous avez à consacrer à cela est relativement pauvre, n’hésitez pas à vous diriger vers des modules qui intégreront ces balises de manière automatique en insérant le nom du produit par exemple.

(5) URL canoniques

Ce terme un peu barbare désigne le fait d’intégrer une balise qui indiquera aux moteurs qu’une page ne possède qu’une URL.

Bien souvent, aux yeux de l’internaute une page ne possède qu’une URL mais aux yeux des crawleurs des moteurs cela s’avère différent. Les raisons de ces multiples URLs peuvent être divers:

  • Le fait que certains internautes arrivent sur le site en écrivant http://www.superbibi.net ou http://superbibi.net est une des causes.
  • Par ailleurs, certains sites d’e-commerce peuvent avoir un produit qui apparaît dans plusieurs catégories. Par exemple, un blouson pourra apparaître dans la catégorie « vêtements homme » mais également dans la catégorie « vêtements de ski ». Ainsi, dans le cas où la fiche produit est la même, elle pourra avoir deux URLs différentes.
  • Egalement, si une page produit contient des avis d’internautes trop nombreux, un bouton « Voir plus d’avis » pourra renvoyer vers une page avec un contenu similaire mais une URL différente.
  • Certains sites d’e-commerce proposent des navigations par filtres par exemple, qui peuvent produire un nombre très important d’URLs pour une même page.

Les exemples sont nombreux, je n’en ai cité que quelques uns. Toujours est-il que la solution à ces problèmes passe souvent par la simple intégration d’une balise de type :

<link rel= »canonical » href= »http://www.site.com/page »/>

Il existe des modules dans la plupart des CMS afin de prendre en charge les URLs canoniques. Par exemple, l’implantation d’URLs canoniques dans Magento demande uniquement deux clics.

Ainsi, il est impossible de dresser une liste d’erreurs SEO puisqu’elles sont quasiment infinies et propres à chaque site. J’ai toutefois essayé de pointer du doigt certaines erreurs souvent commises et facilement modifiables. Reste à y consacrer réellement le temps nécessaire et peut-être vous rendrez vous alors compte du potentiel réel d’un site optimisé pour le référencement naturel.

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21 réflexions au sujet de « Top 5 des erreurs SEO commises par les sites e-commerce »

  1. Bon article.
    C’est exactement tout ce que je viens de mettre en place pour mon dernier client sous OSCommerce.
    Cependant le point 5 sur les urls canoniques n’est pas forcément nécessaire si les redirections 301 et le robots.txt sont bien paramétrés.

  2. En référencement tout ces points sont des évidences mais comme classiquement personne ne le fait quand il ouvre son site de commerce en ligne il est toujours bon de le rappeler.
    J’apprécie tout particulièrement l’explication que est faite de l’utilisation de la méta description, très bien dit.
    Egalement on pourrait ajouter qu’il est inutile de renseigner la méta keywords qui ne sert à rien.

    1. Bonjour,

      Je ne suis pas d’accord pour la méta keyword, si google ne s’en sert plus, des moteurs secondaires, eux, peuvent encore s’y référer. Ors, en e-commerce (ou autre d’ailleurs), perdre ne serait-ce qu’un seul client est dommage non ?
      Pierre

    2. En plus de Google, ni Yahoo et Bing ne traitent cette méta. Je conseille plutôt de bien rédiger ses méta description (repris en compte par Google) que de perdre son temps sur cette balise keywords. Car 1 visite en provenance d’une « moteurs secondaires » mais là on arrive à des PDM inférieures à 1% équivaut à 100 visites de la part de Google. On voit où placer son effort.

  3. J’ai exactement appliqué ce principe pour le développement de ma plateforme d’hébergement de stores. KJe m’étonne qu’il existe encore des solutions qui n’y font pas gaffe.

  4. Moi j’aurai intitulé le point n°5 contenu dupliqué plutot que url canonique.
    C’est un gros point noir quand il y a des fiches articles souvent accessibles par d nombreuses pages comme: par marque, par modèle, par caractéristiques, par prix et tout ça conduisant à une seule et même page
    idem pour ton premier point de liste dans cette même rubrique, tu aurais même pu rajouter la page http://www.superbibi.net/accueil.html ou encore superbibi.net/accueil.html

  5. J’adhère aussi globalement à l’ensemble.

    Il faut toutefois relativiser le contenu dupliqué. GG ne retiendra qu’une url, c’est tout, ce n’est pas si grave.

    Autre point, les url ré-écrites ne sont en aucun cas un gage de meilleur indexation ou positionnement en elles-mêmes (plus de détail ici : http://blog.axe-net.fr/referen.....rewriting/ ) mais dans la mesure ou celles-ci peuvent être reprises dans des forums par exemple, le fait qu’elles comportent les mots clés sera bénéfique en terme d’ancre (si les liens sont en dofollow 😉 )

  6. En effet, pour la home, autant éviter ces erreurs basiques 😉
    Quoi que l’exemple que tu donnes ne soit pas possible, il faut éviter de pointer sur « index.html », mais toujours le faire sur le domaine seul.
    Je pensais plus aux pages « produit » en disant cela.

  7. Sylvain je ne suis pas d’accord avec toi, l’exemple que je te donne et totalement possible pour la home. je l’ai vu de mes yeux vu. Sa home était accessible pas ces 4 urls différentes. Donc oui c’est possible, après un site ecommerce digne de ce nom ne devrait pas faire ce genre d’erreur je suis d’accord, ils ont plus de problèmes aux pages produits accessibles via une multitude de filtres

  8. Je voulais juste dire qu’il me semblait difficile d’avoir une seule et même page qui se nomme index.html et accueil.html en même temps. Par définition, il n’y a qu’un fichier. Sinon, il faut vraiment le vouloir en créant deux pages strictement similaires de deux noms différents. Ça me parraissait tellement tordu que je n’avais pas envisager cette éventualité, je l’avoue 😉 .

    Par contre, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il est largement préférable de faire une redirection 301 de index.html vers le domaine seul, et même chose en choisissant les « www » ou pas.

    1. Je ne connais pas Prestashop personnellement mais il doit comporter un plug-in qui gère cela de manière automatique, comme c’est le cas généralement dans la plupart des CMS.

  9. @ sylvain, c’est peut être complètement tordu mais je te jure que ça existe je lai vu de mes yeux vu sur un site pro en plus (certes fait par la personne lui même mais pour sa propre boutique)
    et tu connais le principe, plus c’est gros moins on s’en rend compte car on ne pense pas à le vérifier

  10. Il me semble que Bing et Yahoo aient annoncé prendre cette balise en compte d’ici peu.

    Pour les pages dupliquées dans un e-shop, c’est le même problème qui se pose entre un commerçant et un comptable : la réflexion est opposée et ils n’arrivent pas s’entendre.
    Pour un commerçant, il faut qu’un produit puisse se retrouver dans toutes les familles possibles. Ainsi on va retrouver le crème solaire dans les « produits pour la peau », « pour la mer », « pour la montagne », « pour le bain » et pourquoi pas dans la page « marque » ou « accessoires » ou « indispensables » etc… Là où le commerçant va dire « IL FAUT », l’informaticien va dire « STOP » et c’est tout à fait normal qu’un commerçant qui fait lui-même son site fasse l’erreur.

  11. Bonne synthèse, c’est effectivement un travail de base à réaliser, attention toutefois à certaines formes de réécriture, certains robots testent la racine de tous les répertoires annoncés dans les url par des / pour voir si ceux-ci sont virtuels (vu dans les logs) il y a forcement une raison.
    Tout dépend du nb. de variables, Google le préconises à partir de 3 variables seulement

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