SEO : La faisabilité d’un mot clé

On dit souvent qu’en SEO tout est possible. On peut ranker sur tous les mots clés : ce n’est qu’une question de temps et d’efforts, ou autrement dit d’argent. Cette complexité pour se positionner sur un mot clé peut se calculer. On peut même en créer un indicateur de faisabilité. Mais avant de mettre le nez dans des données chiffrées, il y a certains éléments qu’il est important de comprendre.

Tout est possible en SEO : oui… mais non

La première chose à comprendre pour fixer ses objectifs touche au fonctionnement basique de Google. Lorsque l’on crée un moteur de recherche, on a différents types de résultats en fonction des requêtes :

  • Les résultats informatifs qui mettent en avant des contenus rédactionnels
  • Les résultats navigationnels qui mettent en avant des pages d’accueil
  • Les résultat transactionnels qui mettent en avant des produits

Pour certaines requêtes, le type de résultat paraît évident mais pour d’autres il peut paraître bien plus ambigu. Problème : Google ne dispose que d’une page pour apporter la bonne information.

Ainsi, il aura tendance à favoriser un type de requête par rapport à d’autres, quand bien même ces résultats pourraient être discutables.

Ainsi, si vous écrivez un article sur votre blog « Parapluies transparents : la nouvelle trend mode ? » dans l’optique de vous positionner sur la requête « parapluie transparent », vous avez de grandes chances de ne pas ressortir.

Non pas que votre article ne soit pas pertinent pour la requête, mais les premiers résultats de Google (sur plusieurs pages) sont toutes des requêtes transactionnelles.

Les pages de résultats aux multiples facettes ou QDD

Comme tout n’est jamais aussi simple, et que Google est un moteur ultra avancé, vous vous doutez bien qu’il n’existe pas que 3 cases. Google s’amuse parfois à tester certaines SERP (= pages de résultat).

S’il se rend compte qu’un taux de clic (= CTR) est anormalement bas sur certains résultats d’une SERP thématisée, il pourra tester de nouveaux résultats provenant d’une facette différente.

Si les positions 3 à 10 sur le mot clé « parapluie transparent » ne génèrent que très peu de clics et sont tous des fiches produits, mon article de blog pourrait connaître un boost temporaire et apparaître en fin de première page alors qu’il était condamné à première vue à ne jamais dépasser la 5ème page.

Ces tests qu’effectue Google, s’appelle les QDD, « query deserves diversity ». Le plus étonnant avec le QDD, c’est qu’il semblerait que Google donne un réel coup de pouce à certains sites pour effectuer ses tests. Ainsi, des sites avec très peu de liens et une popularité quasi inexistante pourront dépasser des sites travaillés et populaires, temporairement (ou plus longuement).

De la même manière, mais dans un autre sujet, certaines SERP sont estampillées QDF pour « query deserves freshness », ce qui signifie que Google comprend que le sujet de ces dernières peut changer drastiquement d’un jour à l’autre et que l’âge de la page (ou de sa mise à jour) joue un rôle crucial dans la pertinence de l’information.

Et si le sujet vous intéresse, sachez qu’en plus du CTR dans ses SERP, Google utilise également le taux de rebond de ces dernières : si vous cliquez sur le lien d’une SERP pour revenir tout de suite à la SERP, vous envoyez un signal négatif fort à Google que le résultat n’était pas satisfaisant. Un article a été publié sur le sujet sur le blog seoh.fr : le SERP Bounce, le critère de positionnement le plus sous-estimé ?

Revenons à nos moutons : la faisabilité d’un mot clé

Cela étant dit, vous avez bien compris que la première chose à faire quand vous cherchez à vous positionner sur un mot clé qui vous semble concurrentiel (ou pas d’ailleurs), c’est de regarder l’état de la SERP. Quels sont les sites qui sortent sur le mot clé en question, et le contenu que vous allez proposé à Google est-il du même format ? Si non, la SERP présente-t-elle une diversité qui peut s’apparenter à du QDD ?

C’est un premier signal très négatif (/bloquant) si le format de votre contenu diffère du format poussé par Google sur la SERP.

Si votre format est similaire, vous êtes sur les bons rails. Vous pouvez alors sortir vos précieux outils de mesure et commencer votre analyse.

Chacun aura sa propre méthode mais globalement, il y a 2 choses qui vous intéresseront :

  1. Le trust et la popularité des premiers résultats
  2. Le nombre de résultats proposés par Google

Vous pourrez calculer le trust et la popularité avec des outils comme Majestic, Ahrefs ou Moz par exemple. Si la différence entre les premières positions et votre site est drastique, il sera alors nécessaire d’effectuer un gros travail de popularité sur votre site et la page en question pour espérer la positionner. Inversement, si le mot clé touche directement votre thématique et que votre trust et popularité sont largement supérieures à celles de vos concurrents, vous aurez de grandes chances de bien ressortir.

Le nombre de résultats proposés par Google est un facteur un peu plus aléatoire mais qui servira à vous donner une idée de ce qui vous attend :

  • Si moins de 100 000 résultats sont proposés par Google, vous êtes dans la très longue traîne et ferez face à une concurrence limitée
  • Entre 100 000 et 500 000, le mot clé est déjà plus disputé et vous aurez à jouer des coudes pour bien ressortir.
  • Enfin à plus de 500 000, vous vous attaquez à du plus lourd et il faudra jeter un oeil particulièrement aux indicateurs de trust et de popularité pour juger de la faisabilité.

Comme le dit Olivier Andrieu, on peut comparer le nombre de résultats proposés par Google aux nombres de participants à un marathon. Si vous participez à une course dans votre ville ou au marathon de Paris, vous imaginez bien que la concurrence sera différente, même si le biscuit à l’arrivée le sera aussi…

Ne vous reste plus qu’à catégoriser vos mots clés en différents groupes : mission impossible, très concurrentiel, concurrentiel, super opportunité (par exemple). Mieux pour les plus courageux : créer un indicateur à partir d’une petite formule.

Vous apprécierez peut-être également:

57
partages
Partagez avec vos amis...










Submit

6 réflexions au sujet de « SEO : La faisabilité d’un mot clé »

  1. C’est vrai qu’une petite formule Excel permettrait de donner un indicateur de ‘difficulté’ à se positionner dans les SERPs, mais elle ne serait finalement pas si simple à mettre en oeuvre. Le nombre de résultats est un paramètre simple à prendre en compte, mais la puissance SEO des 10 premiers résultats est plus difficile à manipuler. Doit-on prendre la moyenne, la médiane ? Le CF ou le TF de Majestic ? Le PA de Moz ? Le nombre de liens entrants ? De referers ? Et comment tenir du compte du fait qu’une SERP soit par exemple 100% e-commerce ou 100% informative …
    Bref, ce n’est pas impossible et bien sûr il ne serait pas si compliqué de choisir arbitrairement quelques critères … mais rien ne remplacera une recherche à la main pour mieux percevoir la typologie de SERPs à laquelle on a affaire.

  2. Le nombre de résultat google me parait trop succin pour avoir une idée assez précise de la difficulté à se positionner. Pourquoi pas les données allintitle et allinurl pour voir l’optimisation sur le ref naturel. Ou même voir la concurrence adwords, car s’il y a du monde pour payer c’est qu’il y a (logiquement) du monde sur les résultats naturels.

  3. Le choix des mots clés est toujours une question très délicate. Si on doit positionner un site naissant, c’est quasi concurrentiel partout sauf sur des requêtes jamais tapées, donc bonne chance. Mais si le site a déjà une certaine ancienneté et possède une grande force au niveau de ses liens, pourquoi pas tenter sa chance (toujours dans la thématique évidemment). Lors de cette recherche de mots clés, examiner la concurrence est plus qu’indispensable et fait partie du processus. Cela semble évident.

  4. Avant j’essayais de calculer l’indice de difficulté et l’indice de potentiel pour chaque mot clé mais maintenant je ne le fais plus. Difficile d’interpréter la note de 7,67 et 4,78 Il faudrait peut-être utiliser l’échelle logarithmique ?

    Une autre raison pour laquelle je ne calcule plus la difficulté c’est quand on se retrouve avec 2 expressions similaires mais leur indice est différent. Exemple, « impression photo » : 8, « imprimer photos » : 14. On dit, il vaut mieux cibler l’expression « impression photo » que « imprimer photo » puisque l’indice de difficulté de la 1ère est moins élevé. Ok mais en créant une page qui traite de l’impression photo on cible à la fois « impression photo » et « imprimer photo » et encore une dizaines de requêtes

  5. Tout d’abord un super grand merci pour cet article complet et très pertinent!

    @Stéphane: Faux! En tant qu’agence, on lance entre 5 et 10 nouveaux sites par semaine qui ont un nouveau domaine et donc un TrustRank nul, et qu’on arrive à positionner en première page en deux à trois mois sans le moindre lien de retour. Juste avec du contenu et de la mise à jour régulière. Ce positionnement se fait sur des mots-clés concurrentiels, parfois même très concurrentiels!

  6. Je suis d’accord avec Rabot, le nombre de résultats me permet un peu succin pour définir la difficulté d’une SERPs.
    Par contre je suis curieux de voir les sites et les requêtes de SEObiz, car se positionner sur des requêtes très concurrentielles en 2/3 mois sans aucun lien, j’ai du mal à y croire, étrangement.

Les commentaires sont fermés.