Quelques chiffres
Quelques chiffres sur l’Internet
Vous vous doutez bien qu’avant de jongler avec des données poussées à base de taux de clic, d’ouverture et de transformation, il paraît évident de bien connaître la population d’Internet. A votre avis combien de personnes en France possèdent une connexion ?
En 2004, 23,7 millions de personnes avaient accès à Internet. On a constaté une augmentation de 11% sur l’année 2005 avec 26,2 millions de Français sur la toile. Puis de 9% en 2006 : 28,6 millions de Français possèdaient alors une connexion. En 2007 on comptait 29,8 millions de surfeurs. Enfin, en 2008 nous étions environ 32 millions à profiter des joies du web en France. Notez que ces chiffres proviennent d’une étude qui comptabilise le nombre de Français de plus de 11 ans s’étant connectés au moins une fois sur un mois.
Parmi tous ces internautes, 93% possèdent du haut-débit et peuvent donc profiter d’Internet dans sa quasi intégralité.
Mais les chiffres qui nous intéressent, nous jeunes web marketeurs, c’est le nombre d’internautes français ayant déjà effectué un achat sur Internet (bah oui quoi, on vend après tout). Et là l’évolution est fulgurante : de 10,6 millions d’acheteurs en 2004, nous sommes passés à 19,6 millions en 2007. On constate donc une croissance du nombre d’acheteurs de près de 3 fois supérieure à la croissance de la population d’internautes. A l’heure actuelle donc, 2 internautes sur 3 ont déclaré avoir déjà acheté en ligne (ça donne plus d’un Français sur trois si on ajoute les gens qui n’ont pas Internet (et oui ça existe)).
Pourquoi certains internautes n’achètent pas?
Tout simplement car ils n’ont pas forcément confiance en Internet. La sécurité sur Internet n’est pas quelque chose de naturel pour tout le monde : certains experts interrogent les internautes à cet effet et calculent le taux de confiance des Français vis à vis des achats en ligne. Là encore, les choses évoluent dans le bon sens : de moins de 50% au début 2005, le taux de confiance est passé à plus de 63% au début 2008.
Et si les ventes augmentent, le chiffre d’affaires généré par la vente en ligne augmente naturellement avec. Ainsi de 2006 à 2007, il a augmenté de 33%, atteignant 17,1 milliards d’euro pour 186 millions de commandes.
Et comme on est dans la partie chiffres, j’en rajoute une couche : le nombre de ventes effectuées chaque année progresse sur une base plus ou moins stable de 30%. Le panier moyen en 2008 était de 92 euros (pour 91 euros en 2007).
Mais quand tout ça va-t-il s’arrêter de progresser?
Jamais on espère ! mais on ne se fait pas d’illusions, il existe bel et bien des limites commerciales.
En effet, même si Internet à première vue possède énormément d’avantages par rapport à un magasin classique, il y a des choses qu’on ne pourra jamais substituer à un contact humain. Par exemple si un produit ne me convient pas, la gestion des retours est beaucoup plus compliquée alors qu’elle était simplifiée au maximum en magasin classique.
D’une autre manière, certains produits peuvent sembler mal adaptés à l’achat en ligne (bien que cela se fasse malgré tout) comme par exemple les voitures.
Tout ça pour dire que le concept a beau être très intéressant, il faut rester réaliste et prendre conscience de ses défauts afin de pouvoir mieux agir dans le sens du consommateur, car le but avant tout, c’est la satisfaction du consommateur, ne l’oublions pas.
Quelques chiffres sur l’affiliation
Tout d’abord il faut savoir que l’affiliation est environ 10 fois plus développée aux USA qu’en France. Pourquoi ? Car ils l’ont inventé tout d’abord et ensuite car ils sont beaucoup plus nombreux que nous et plus habitués aux achats en ligne. Cela se traduit notamment par les milliers de programmes existant de l’autre coté de l’atlantique contre la petite centaine du coté hexagonal.
Pour rentrer un peu plus dans les chiffres, l’affiliation représente moins de 20% du CA global pour 85% des sites possédant un programme. Ce qui signifie que c’est plus ou moins les gains principaux pour 15% des affilieurs. De plus on peut dire sans trop s’avancer que l’affiliation est vitale pour tous les acteurs principaux du e-commerce (n’ayez donc pas peur d’être exigent si vous êtes affilié).
Au niveau du CA généré par l’affiliation en France, les chiffres sont très compliqués à trouver, en tout cas les chiffres précis. Ainsi les différents organismes estiment à environ 150 millions d’euros le marché de l’affiliation français pour l’année 2009.
Au niveau du taux de transformation moyen rencontré par les sites affiliés, il tourne aux environs de 0,70%. Il dépasse parfois les 1% sur certains sites mais cela reste assez rare.
Quelques chiffres sur l’emailing
A l’inverse de l’affiliation, on dispose de beaucoup de chiffres intéressants en matière d’emailing (rappelez vous qu’on peut tout savoir avec les emails).
Ainsi, selon Lejournaldunet, seuls 79% des emails optin (envoyés à des volontaires), arrivent à destination. Ce qui signifie que 21% des mails envoyés finiront soit dans du spam, soit n’arriveront jamais à leurs destinataires.
Par ailleurs, 65% des personnes souscrivant à des newsletters se désabonnent régulièrement pour mieux souscrire ailleurs. L’idée comme quoi un internaute souscrivant à une newsletter est fidélisé est donc plutôt erronée, ou en tout cas limitée.
Une autre donnée intéressante concerne le nombre d’emails envoyés. Sans rentrer dans des chiffres colossaux et inutilisables, sachez juste que si vous jugiez recevoir trop d’emails commerciaux, cela ne va pas aller en s’arrangeant puisque les budgets emailing des principaux acteurs online vont augmenter de 65% en 2009.
Concernant les cibles de ces emails, une étude réalisée par Idate en novembre 2008 avait conclu que chez les jeunes entrant dans la vie active, la lecture d’email augmentait de 50%. Intéressant si votre cible concerne les jeunes adultes entre 18 et 35 ans. Toutefois, ne voyez pas ici une révolution : le courrier postal reste loin devant les emails en matière de publicité puisqu’il est 4 fois plus important que ce dernier.
Pour plus d’information, faites un tour vers les bases du web marketing détaillées pour les nuls, vers les outils du web marketeur ou encore vers le blog.